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Chez fifty-five, nous avons fait le choix d’aborder l’IA comme un véritable outil opérationnel et business. Nos équipes considèrent le prompting comme une compétence clé, et non comme un simple ajustement secondaire. Comme nous avons pu le constater à maintes reprises, des prompts bien conçus produisent des résultats utiles avec moins d’itérations, ce qui permet de maîtriser les coûts ainsi que l’empreinte environnementale liée à l’usage de l’IA. Le bon prompting est un levier essentiel pour intégrer l’IA dans vos processus sans compromettre la clarté, la responsabilité ou la performance.
Les LLM produiront toujours une réponse. Si cette certitude fait partie de leur attrait, elle crée également un faux sentiment de fiabilité : les résultats peuvent paraître assurés tout en étant inexacts, incomplets ou mal alignés avec l’objectif initial. Un mauvais prompting entraîne souvent des générations répétées et un travail de vérification supplémentaire qui annulent tout gain de productivité potentiel et augmentent inutilement les émissions carbone.
Le bon prompting repositionne l’IA comme un copilote professionnel plutôt que comme un pilote, en incitant les équipes à formaliser leurs besoins et à structurer leur réflexion avant de solliciter un modèle. Cette discipline préalable améliore significativement la qualité des livrables et rend l’usage de l’IA plus prévisible et plus facilement industrialisable.
Il existe également des implications économiques et environnementales concrètes, chaque requête ayant à la fois un coût et une empreinte carbone. Améliorer la qualité des prompts réduit les appels inutiles, optimise l’usage des tokens et contribue à des pratiques d’IA plus responsables ; pour les organisations, cela soutient directement la performance et les objectifs de sobriété numérique. Pour en savoir plus sur l’impact environnemental de l’IA, consultez notre étude menée avec Brandtech Group et Scope3.
Un prompt efficace débute par le cadrage du problème. Les équipes doivent d’abord évaluer si l’IA est pertinente, quel gain d’efficacité est attendu et quels risques ou contraintes s’appliquent. Si la synthèse de documents longs constitue un cas d’usage pertinent, l’IA doit en revanche être mobilisée avec davantage de prudence pour des travaux de recherche, par exemple.
Une fois confirmé que l’IA est la meilleure réponse au besoin, l’étape suivante consiste à sélectionner le modèle le plus adapté. Les différents modèles (qu’ils proviennent de fournisseurs distincts ou de générations différentes d’un même modèle) impliquent des arbitrages en matière de capacités de raisonnement, de rapidité, de coût, d’architecture de déploiement et de gouvernance des données.

Dans les projets fifty-five, nous intégrons l’évaluation des modèles dans une approche globale d’architecture IA, en alignant les objectifs business et les choix techniques. Cela garantit la cohérence avec les exigences de sécurité, les contraintes opérationnelles et les enjeux de passage à l’échelle.
Le bon prompting repose sur deux principes essentiels : la clarté et la structure.
La clarté consiste à expliciter précisément ce qui est attendu. Le rôle confié à l’IA, le contexte business, la cible et l’objectif de la tâche doivent être formulés sans ambiguïté dans le prompt, ce qui améliore d’emblée la qualité des résultats.
La structure permet au modèle d’interpréter correctement la demande. Distinguer le contexte, les sources, les tâches et les contraintes de sortie rend les prompts plus robustes et plus faciles à réutiliser. Les prompts structurés favorisent également la cohérence, notamment lorsqu’ils sont intégrés à des workflows automatisés ou à des outils internes. Nous recommandons de centraliser ces prompts (sur un espace dédié, par exemple) afin de les partager plus efficacement entre équipes et contributeurs.
- Vérifier d’abord que l’IA est pertinente et utile pour la tâche ;
- Choisir un modèle aligné avec les objectifs, les contraintes et la gouvernance ;
- Définir le rôle de l’IA, l’audience et le contexte (business ou autre) ;
- Énoncer un objectif clair et des critères de succès ;
- Spécifier le livrable attendu, ainsi que son format et sa longueur ;
- Décomposer les demandes complexes en étapes explicites ;
- Ajouter des exemples ou des sources de confiance lorsque c’est possible ;
- Relire, vérifier les faits et assumer la responsabilité du résultat ;
- Respecter la confidentialité et les règles internes d’usage de l’IA.
Aucun prompt, aussi bien formulé soit-il, ne dispense de la responsabilité humaine. Les résultats produits par l’IA doivent systématiquement être relus et validés. C’est particulièrement critique dans des contextes orientés client, stratégiques ou automatisés, où des erreurs ou des biais peuvent avoir des conséquences business directes, par exemple pour :
Chez fifty-five, nous considérons l’appropriation des productions assistées par l’IA comme un principe central. L’IA accélère l’exécution et l’exploration, mais elle ne remplace ni l’expertise ni le jugement, et elle ne peut pas assumer la responsabilité. Un prompting responsable implique également une attention stricte à la confidentialité des données et à la gouvernance des outils, afin que les informations sensibles ne soient utilisées que dans des environnements maîtrisés.
Le bon prompting permet d’améliorer la fiabilité, de réduire le gaspillage et de renforcer le lien entre l’expertise humaine et les capacités des machines. En traitant le prompting comme une discipline professionnelle, les organisations peuvent dépasser l’expérimentation et déployer l’IA d’une manière réellement alignée avec leurs objectifs business et de durabilité à long terme. Il est toutefois essentiel de rappeler que le bon prompting ne peut être isolé des pratiques globales en matière d’IA : il doit être relié aux priorités business, à la stratégie de modèles, à l’architecture technique et à l’autonomisation des équipes.
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